Aperçu de l'arrêt
ARRET N° 27 du 26/07/2006
COUR SUPREME |
ANNULATION |
|
CHAMBRE ADMINISTRATIVE |
||
REQUETE N° 2003-110 REP DU 21 MARS 2003 |
ARRET N° 27 |
|
GNAKO GNAYORO GEORGES C/ MINISTERE DE L’INTERIEUR ET DE LA DECENTRALATION |
AU NOM DU PEUPLE IVOIRIEN |
|
AUDIENCE PUBLIQUE ORDINAIRE DU 26 JUILLET 2006 |
COUR SUPREME |
|
MONSIEUR AMANGOUA GEORGES, PRESIDENT |
CHAMBRE ADMINISTRATIVE | |
|
LA COUR,
Vu la requête
enregistrée au secrétariat Général de la Cour Suprême le 21 Mars 2003 sous le
N°2003-110 REP, par laquelle Monsieur GNAKO GNAYORO Georges, anciennement sergent-chef,
en service au Commissariat du 19ème Arrondissement, ayant pour
Conseil, Maître Solo Paclio, Immeuble MATCA 5ème
étage, sollicite l'annulation pour excès de pouvoir de l'arrêté N°899/MEMID/DGPN/DPPN
du 23 Mai 2001 le radiant des effectifs de la Police pour tentative de meurtre
et tentative d'extorsion de fonds.
Vu les pièces
produites ;
Vu les pièces
desquelles il résulte que la requête a été communiquée au Ministère Public, qui
n'a pas déposé de réquisitions ;
Vu le mémoire en
défense du Ministre de l'Intérieur enregistré le 04 Juillet 2006 au Secrétariat
de la Chambre Administrative ;
Vu les observations du
cabinet Solo Paclio à la suite du rapport parvenues
le 11 Juillet 2006 au Secrétariat de la Chambre Administrative ;
Vu la loi n° 94-440 du
16 Août 1994, déterminant la Composition, l'Organisation, les Attributions et
le Fonctionnement de la Cour Suprême modifiée et complétée par la loi n° 97-243
du 25 Avril 1997 ; Ouï le rapporteur ; SANS QU'IL SOIT BESOIN DE STATUER SUR LES AUTRES MOYENS DE LA REQUETE sur la rétroactivité de l'arrêté Considérant qu'il est reproché à l'arrêté d'être rétroactif; que, signé
le 23 Mai 2001, il dispose que Monsieur GNAKO est radié pour compter du 31
Octobre 2000 du contrôle des effectifs de la police ; Considérant qu'il est de principe que les actes administratifs n'ont pas d'effets rétroactifs ; qu'en donnant une date de prise d'effet, le 31 Octobre 2000, antérieure, à sa signature, le 23 Mai 2001, le Ministre a méconnu le principe de non rétroactivité des actes administratifs ; d'où il suit que sa décision est entachée d'illégalité.
DECIDE
Article 1
: l'arrêté n° 899/MEMID/DGPN/DPPN du 23 Mai 2001 du Ministre de l'Intérieur et
de la Décentralisation est annulé. Article 2
: Une expédition du présent arrêt sera transmise à Monsieur le Ministre de l'Intérieur. Article 3
: Les dépens sont mis à la charge du Trésor Public. Ainsi jugé et prononcé par la Chambre Administrative de la Cour Suprême
en son audience publique ordinaire du VINGT SIX JUILLET DEUX MIL SIX.
Où étaient présents M. AMANGOUA GEORGES, Président de la Chambre Administrative,
Président; KOBO PIERRE CLAVER, Conseiller- Rapporteur; MM. N'GNAORE KOUADIO,
YOH GAMA, DIAKITE FATOUMATA, Conseillers ; MAMADOU GUITARE et YAO AKOUBI,
représentant le Ministère Public; Maitre NIBE LAMBERT, Secrétaire. En foi de quoi,
le présent arrêt a été signé par le Président, le Rapporteur et le Secrétaire. |
||