Aperçu de l'arrêt
ARRET N° 3 du 28/01/2004
COUR SUPREME |
IRRECEVABILITE |
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CHAMBRE ADMINISTRATIVE |
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REQUETE N° 2002-098 REP DU 15 MARS 2002 |
ARRET N° 3 |
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NIAMKE EMOU MATHIAS AKA C/ MINISTERE DELA SECURITE INTERIEURE |
AU NOM DU PEUPLE IVOIRIEN |
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AUDIENCE PUBLIQUE ORDINAIRE DU 28 JANVIER 2004 |
COUR SUPREME |
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MONSIEUR AMANGOUA GEORGES, PRESIDENT |
CHAMBRE ADMINISTRATIVE | |
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LA COUR,
Vu la requête enregistrée le 19 Mai 2003 au Secrétariat Général de la Cour
Suprême par laquelle monsieur Niamké Emou Mathias Aka, ex sergent de police, S/C de monsieur Vincent Aka 18 BP 1323 Abidjan 18, 07 67 18 03, sollicite
l'annulation pour excès de pouvoir, de l'Arrêté n° 347 du 27 Mars 2002 du
Ministre d'Etat, Ministre de l'intérieur et de la Décentralisation qui l'a
radié des effectifs de la Police. Vu la loi n° 94-440 du 16 Août 1994 déterminant la Composition, l'Organisation,
les Attributions et le Fonctionnement de la Cour Suprême, modifiée et complétée
par la loi n° 97-243 du 25 Avril1997. Vu la loi n° 2001-479 du 9 Août 2001 portant Statut des personnels de la Police
Nationale. Vu le Décret n° 79-476 du 6 Juin 1979 portant règlement sur la discipline
.générale et le service intérieur des corps de la Sûreté Nationale. Vu le mémoire en défense du Ministre d'Etat, Ministre de l'Intérieur et de la
Décentralisation reçu le 14 Août 2003. Vu les réquisitions du Ministère Public en date du 9 Juillet 2003. Vu les autres pièces du dossier. OUÏ le Rapporteur. Considérant qu'il
résulte des pièces du dossier que pour, selon eux, vérifier des informations
relatives à un trafic de carburant dans la Sous Préfecture
de Sikensi, Nimaké Emou
Mathias Aka, N'Guessan Yao Christhophe et Toh Bi Tié Fernand Jean Claude, sergents de police en service à
Abidjan, se sont rendus le 26 Avril 2001 de leur propre chef à Peraki dans ladite Sous Préfecture
où ils ont interpellé Nikiema Sidinton
qu'ils ont molesté avant de lui extorquer d'importantes sommes d'argent aux
fins de lui épargner des poursuites judiciaires; Que condamnés le 6 mai 2001
par la Section de Tribunal de Tiassalé à six mois
d'emprisonnement avec sursis et 50 000 francs d'amende pour extorsion de
fonds et coups et blessures volontaires, ils ont été suspendus de leur fonction
et traduits devant le Conseil d'Enquête le 28 Décembre 2001, à la suite duquel
ils ont été radiés des effectifs de la Police par Arrêté n° 347 du 27 Mars 2002
du Ministre d'Etat, Ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation. Considérant que
par requête en date du 19 Mai 2003, Niamké Emou
Mathias a formé un recours en annulation de cet Arrêté pour excès de pouvoir,
devant la Chambre Administrative.
RECEVABILITE Considérant qu'il
résulte de l'article 60 de la loi sur la Cour Suprême susvisée, que "le recours devant la Chambre Administrative
doit être introduit dans le délai de deux mois à compter de la notification du
rejet total ou partiel du recours administratif..." Considérant que
le recours administratif préalable de Niamké Emou
Mathias Aka, exercé le 18 Avril 2002, a été rejeté le
26 Avril 2002 par le Ministre d'Etat, Ministre de l'Intérieur et de la
Décentralisation. Considérant qu'en
saisissant la Chambre Administrative le 9 Mai 2003, soit plus de douze mois
après le rejet du recours hiérarchique, Niamké Emou
Mathias Aka n'a pas observé les délais prescrits par
les textes susvisés. Qu'il y a lieu dès lors de déclarer sa requête irrecevable.
DECIDE
Article 1: La requête de Niamké Emou Mathias Aka est
irrecevable Article 2: La présente décision
sera notifiée au Ministre d'Etat, Ministre de l'Intérieur et de la
Décentralisation. Article 3: Les frais sont mis à la charge du requérant.
Ainsi jugé et
prononcé par la Chambre Administrative de la Cour Suprême en son audience
publique du VINGT HUIT JANVIER DEUX MIL QUATRE. Où étaient
présents MM. AMANGOUA Georges, Président de la Chambre Administrative,
Président-Rapporteur; AKA NOBA DENIS, Conseiller; EDOUKOU KABLAN, Conseiller;
LANZE Denis, Secrétaire. En foi de quoi,
le présent arrêt a été signé par le Président et le Secrétaire de Chambre. |
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